
"Super Chess" (1937) par Paul Klee (1879-1940)

"Super Chess" (1937) par Paul Klee (1879-1940)
La première vidéo relève du tour de passe-passe, sinon du case-tête mathématique
- et est publié sur le site de la Ligue CVL. Il y est démontré (images à l'appui) que
64 cases = 65 cases.
Cherchez l'erreur!
La deuxième a été réalisé par M.Antigny de l'Association "Cultura-Descartes".
C'est un reportage - très bien fait - sur le tournoi de Descartes auquel nous avons
participé dimanche dernier.
Séquence nostalgie sur le blog "Pokemon Chess" :
Charlotte, la fille de Frédéric SELLIER ,le webmestre su site a décidé d'arrêter
les échecs - semble-t-il - pour des raisons qui, bien entendu, ne regardent qu'elle.

Et son père a choisi, pour évoquer cet évènement, qui marque la fin d'une période
pour lui-même et sa fille, de faire défiler dans un diaporama des photos de Charlotte
où on la voit grandir de saisons en saisons et d'échiquiers en échiquiers l'air tantôt gai,
tantôt mélancolique...
Le tout rythmé par une chanson magique de Jean-Jacques Goldmann.
"Il me restera de la lumière
Il me restera de l'eau, du vent
Des rêveries sucrées, d'autres amères
Et le mal au coeur de temps en temps..."
Je ne connais réellement ni Charlotte ni son père - sinon pour avoir échangé quelques
mails, cet été, quand ils ont décidé de faire paraître un article sur le site de l'Echiquier
Berrichon.
Cela ne m'empêche pas de trouver cette vidéo extrèmement troublante et émouvante.
Et j'ai décidé de faire partager cette émotion aux lecteurs du blog de l'Echiquier
Berrichon...
"Quand on vit fort on vit sans mémoire
mais elle prend des photos sans qu'on sache".
...dans l'édition 1962 des "Prix de beauté aux échecs" que m'a prêtée Jean-Pierre.
C'est un classique de la littérature échiquéenne (dû à la plume de François Le Lionnais),
mais je dois dire que, jusqu'à présent, je n'avais jamais eu la curiosité de me le procurer.

Je me permettrais de citer un extrait de la préface (au style délicieusement suranné),
qui me paraît constituer une parfaite présentation de cet ouvrage :
"C'est un bien curieux divertissement que notre jeu d'échecs! Au lieu de lutter
eux-mêmes, bien des joueurs éprouvent un plaisir aussi vif à rejouer des parties
de maîtres. Cette prédilection n'est-elle pas la preuve qu'il y a beaucoup d'amateurs
pour lesquels le jeu d'échecs apparaît plutôt comme un spectacle délectable que
comme une épreuve de force? Et voilà posée la question de la beauté aux échecs.
Il y a en effet une beauté échiquéenne comme il y a une beauté féminine, une beauté
florale, une beauté musicale, une beauté géométrique. On éprouve une émotion
esthétique souvent profonde en communiant avec cette beauté et cela n'a rien à voir
avec le sentiment - si agréable pour quelques-uns - de se savoir plus fort que d'autres
joueurs.
Ce culte de la beauté échiquéenne est d'autant plus facile à exercer qu'il n'est pas
nécessaire pour admirer les prouesses des grands joueurs d'être aussi fort qu'eux.
............
Une pareille mésaventure (commettre des erreurs grossières dans une partie) nous
est épargnée quand nous rejouons avec attention une partie de maître suffisamment
bien commentée. Il ne s'agit pas de savoir si l'on aurait joué tous les mêmes coups que
ceux qu'ils ont joués mais simplement de comprendre et d'apprécier ces coups et les
motifs qui ont entouré leur création."
L'auteur n'a inclus dans son recueil que des parties ayant réellement reçu des prix
de beauté dans des tournois (coutume qui remonte au tournoi de New-York
de 1876).
Il a fait cependant deux exceptions pour des parties très célèbres disputées
antérieurement : l'"Immortelle" qui vit la victoire d'Anderssen sur Kieseritzky en
1851 et la "Toujours Jeune" qui vit le même Anderssen l'emporter sur Dufresne
l'année suivante.
C'est cette seconde partie que j'ai choisi de présenter, en reprenant les commentaires
du livre de François le Lionnais et la notation de l'époque - assez éloignée de la notation
algébrique simplifiée, en usage à l'heure actuelle.
Berlin, 1852
Gambit Evans accepté
Blancs : Anderssen
Noirs : Dufresne
1.é4 é5 2.Cf3 Cc6 3.Fc4 Fc5 4.b4 Fxb4 5.c3 Fa5 6.d4 é5xd4 7.0-0 d3
Moins régulier que 7-d6; 8.c3xd4 - Fb6 constituant la "Position Normale" du
Gambit Evans.
8.Db3 Df6 9.é5 Dg6

Réduite à la défense du - Pf7 la Dame ne peut évidemment pas prendre le Pé5.
10.Té1 Cg8é7 11.Fa3
Tous les coups blancs sont devenus usuels dans le Gambit Evans.
-b5 Rendant un pion pour activer le développement.
12.Dxb5 Tb8 13.Da4 Fb6 14.Cb1d2 Fb7 15.Cé4 Df5 16.Fxd3 Dh5
17.Cxf6 g7xf6 18.é5xf6 Tg8
Les Noirs préparent une contre-offensive d'apparence redoutable. Voir le diagramme.

19.Ta1d1 !! Comme dans l' "Immortelle", les Blancs mettent au point leur réseau
de mat par des coups d'apparence peu agressive qui, par la suite, font la preuve
de leur puissance de calcul.
- DxCf3 Et maintenant, c'est sous la menace de subir le mat en un coup que les
Blancs doivent faire aboutir leur combinaison !
20.TxCé7+ !! CxTé7
Si 20 - Rd8; 21.Txd7+ - Rc8; 22.Td8+ suivi d'un mat rapide.

21.Dxd7+ !! Rxd7 22.Ff5+d et mat en 2 coups.
C'est cet échec double, par action de batterie, qui amène au mat.
"My obsession with chess", que l'on pourrait traduire en français par...
"Mon obsession des échecs" est l'oeuvre d'un certain Scott Mac Cloud.
Il s'agit d'une bande dessinée en ligne, un peu déconcertante au premier abord,
sur le plan de la forme.
En fait, il convient de zigzaguer de droite à gauche de l'écran, puis de gauche
à droite, etc. pour suivre le récit. Une fois que vous avez compris cela,
tout baigne !
Quel en est le sujet ?
Nous sommes en présence d'un récit à caractère autobiographique, relatant les
années de jeunesse de l'auteur sous l'angle particulier de la passion (obsessionnelle)
qu'il éprouva pour les échecs.
La dite obsession céda la place, vers sa 15ème année, à une autre qu'il jugea
plus constructive : la bande dessinée.
Les échecs mènent à tout à condition d'en sortir, en somme !
Et je trouve qu'il a fait là un excellent choix, pour notre plus grand bonheur...
Quels extraits pour vous donner une première idée :


Pour ceux d'entre vous qui comprendraient mal l'anglais, voici ma traduction
(j'espère sans contre-sens!) :
"Le regard toujours fixé sur l'échiquier, John abaissa lentement le cavalier vers
la pendule.
Malheureusement, son adversaire et lui n'en utilisaient pas ce jour-là.
Et la pièce atterrit dans une tasse de café !
Dans ma famille, on aimait bien raconter cette histoire pour illustrer (s'il en était besoin)
la distraction chronique de John.
Mais ce n'est pas mon frère que j'incriminerais dans cette affaire...
C'est les échecs."
Je vous invite à prendre connaissance de la BD de Scott Mac Cloud en cliquant
sur ce lien : "My obsession with chess".
Si vous désirez en savoir plus sur la vie et l'oeuvre de ce dessinateur de BD
très doué,un brin intello et visiblement bouillonnant d'idées, cliquez sur le site
de l'auteur : "scottmccloud.com".

La partie d'échecs (Girolama de Cremona 1475)
... grâce aux planches dessinées par Marcel GOTLIB.

Comment expliquer plus clairement l'échec au roi ? cela me paraît impossible.
Venez suivre l'intégralité de la "Dingo-conférence du docteur Burp" sur le site
"Le jeu d'échecs en bande dessinée".
Je ne suis pas totalement sûr que tous vos problèmes techniques en seront résolus...
mais vous passerez certainement un bon moment !
Vous y découvrirez également Tintin, Boule et Bill, Spirou et de nombreux autres , en prise
avec l'univers des 64 cases...
Pour inaugurer ma nouvelle rubrique "coup de coeur", je vous invite à découvrir
la collection de jeux d'échecs de Dario PEREZ.
Je me suis permis d'en reproduire un petit échantillon.

Ce site - n'ayons pas peur de faire des compliments quand ils sont mérités -
est tout simplement une pure merveille.