Pour varier, par rapport à notre dernier exercice (une combinaison d'Alekhine plutôt
compliquée), voici un mat en deux coups plutôt facile :
Les blancs jouent et font mat en 2 coups
voir la solution
Alekhine arracha le titre de champion du monde des mains de Capablanca
lors du match
André Chéron (1895 - 1980) est une grande figure des échecs français.
Il fut champion de France en 1926, 1927 et 1929.
Cependant son nom reste surtout connu de nos jours pour ses travaux concernant
les fins de partie.
En particulier les finales de tours, dont il contribua à faire progresser la théorie.
UNE ETUDE D'ANDRE CHERON
L'autre jour Jean-Pierre, m'a montré une des études composées par André Chéron.
Et j'ai essayé de deviner la solution...
Jean-Pierre ne s'en souvenait pas trop bien, et moi je ne la connaissais pas du tout...
Nous avons ensemble "retrouvé" une solution qui me paraît à la fois simple, logique
et esthétique.
Donc, il y a de bonnes chances qu'elle soit correcte!
Voici donc cette étude, accompagnée de nos "savants" commentaires :
Les blancs jouent et gagnent
" Il y a encore du boulot pour les blancs!
- Ah, c'est que l'échiquier est mal orienté!
(décidément, quel farceur, ce Jean-Pierre...)
- C'est déjà beaucoup plus favorable!"
Et voyant que je peinais à démarrer, Jean-Pierre ajouta :
" Si la la tour prend le pion, la partie est nulle".
Effectivement, on ne peut pas mater avec un cavalier seul.
Rajoutons - pour les lecteurs de ce blog qui seraient peu familiarisés avec les subtilités des finales,
qu'en principe, la finale roi + dame contre roi + tour est gagnante pour le camp qui possède la dame.
Résumons-nous : pour gagner, il faut arriver à promouvoir le pion en dame sans que celle-ci
soit capturée par la tour.
Vous avez maintenant tous les éléments pour en main pour trouver sans avoir besoin de regarder...
la solution
Je vous propose aujourd'hui un mat en 3 coups extrait d'une partie d'Adolf Anderssen, un grand joueur
d'échecs du 19ème siècle, connu pour sa virtuosité combinatoire et auteur (entre autres chefs d'oeuvre)
de la fameuse "Partie Immortelle".
Howard Staunton (1810 - 1874), figure incontournable des échecs anglais du
19ème siècle,
fut considéré comme un des plus grands champions de son temps.
Outre son activité de joueur d'échecs, il publia de multiples écrits sur notre noble jeu et composa
de nombreux problèmes - dont celui-ci, véritablement savoureux...
AH, JE NE PEUX PAS MATER, MOI!
Le roi, dans une partie d'échecs, n'est pas réputé pour ses qualités offensives.. Il faut reconnaître
qu'il passe le plus clair de son temps à se terrer piteusement dans un coin de l'échiquier tel un
malfaiteur en cavale!
Ce n'est que lorsque le terrain a été "bien dégagé" par ses troupes qu'il peut démontrer ses capacités
d'attaquant lesquelles ne vont jamais (en principe) jusqu'à mater le roi adverse.
Cela n'a pas l'air d'être l'avis du monarque figurant dans notre diagramme, qui semble nous déclarer,
d'un air de défi : "Ah, je ne peux pas mater, moi! Vous allez voir..."
Et, effectivement - c'est à peine croyable...
...le roi blanc effectue cinq coups consécutifs et mate son homologue noir (pratiquement) tout seul!
voir solution
Si Lucky Luke (c'est bien connu de tous les lecteurs de ce blog) jouait souvent
aux échecs avec son cheval,
Philip Hamilton Williams, quant à lui, ne perdait jamais une occcasion d'affronter son chien comme l'atteste
cet étonnant cliché.
Ce compositeur de problèmes d'échecs anglais qui vivait dans les années 1900 (une petite précision :
je parle du personnage figurant à gauche sur la photo!) est l'auteur du problème suivant :
Un mat en trois coups particulèrement esthétique.
David Bronstein était un joueur particulièrement imaginatif.
Etienne Bacrot, qu'on voit ici appuyer sur la pendule avec une belle énergie, dispute actuellement
un tournoi comptant pour le Grand Prix, dans la riante cité d'Elista (capitale de la Kalmoukie
intérieure pour ceux qui l'ignoreraient encore).
Il a bien débuté son tournoi, notamment en venant à bout, de manière expéditive, du coriace
hongrois Peter Leko - pourtant réputé pour la solidité de son jeu.
Il trouva, dans la position suivante, un coup qui força l'abandon de son adversaire.
Lequel est-ce?
Signalons, que cette fois-ci (probablement parce que le webmaster se sent particulièrement
de bonne humeur - ah, l'approche des fêtes, ce doit être ça!) vous aurez droit à deux solutions.
la partie d'Etienne (tiens, une Caro-Kan!) : ICI
la solution classique : ICI
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